lundi 22 décembre 2014

NOS TACHES PRIMORDIALES (VACHE LAITIÈRE)

NOS TACHES PRIMORDIALES  (VACHE LAITIÈRE)

Nous suivons chaque vache laitière et nous organisons les cultures essentielles pour nourrir  proprement  notre cheptel, été comme hiver. Ci-après les actions menées par La Ferme Boukhrais :
    LABOURER NOS TERRES :
En mai, nous labourons nos terres

    SEMER LE MAÏS OU L’AVOINE :
Juste après le labour, nous semons le maïs ou l’avoine qui servira à nourrir notre troupeau en hiver.

    FAIRE LE FOIN :
En juin nous coupons l’herbe haute des prés. En séchant, l’herbe donne le foin « TBANE » ou fourrage : futur aliment pour l’hiver.


Une fois récoltées les bottes de paille sont stockées pour être servies comme aliments  complémentaires. Utilisées aussi comme litières de nos veaux et de nos vaches :

    MENER  LE TROUPEAU AUX PÂTURAGES :
Durant tout l’été, nos vaches broutent l’herbe fraîche dans les prairies :

RÉCOLTE DU MAÏS ET DE L 'AVOINE PUIS PRÉPARATION DE L'ENSILAGE 
Récolte de l'avoine par l’ensileuse

Mise en silo (bien tasser et bien plastifier l'ensilage)


REUSSIR LA CONFECTION D’UN ENSILAGE MAÏS  
Réf : Benoit Rouillé (Institut de l'Elevage)

La qualité d'un ensilage de maïs se joue aussi au moment de la récolte. Cinq règles sont incontournables :
1) Bien choisir la date de récolte
Le stade optimal de récolte du maïs ensilage se situe entre 32 et 35 %  de MS  dans la plante entière. A ce stade, le grain est laiteux-pâteux : il s'écrase difficilement mais se raye à l'ongle.
Optimiser le stade de récolte, prendre le temps de bien tasser et donc d’assurer un débit de chantier raisonnable, assurer des tailles de coupe adaptées sont des points sur lesquels il faut veiller lors de la récolte des ensilages de maïs et d’herbe.
2) Maîtriser la finesse de hachage 
Il s'agit là d'un vrai casse-tête ! Il faut tout à la fois chercher à hacher fin pour permettre un bon tassement du silo et conserver suffisamment de brins longs pour faire mastiquer les vaches. Ainsi, les gros morceaux (> 20 mm) ne doivent pas dépasser 1 % du total (soit la valeur d'un gobelet pour un seau de 10 litres) et les particules moyennes, comprises entre 10 et 20 mm, constitué environ 10 % du total.
L'attaque des grains dépend de la maturité de la culture. L'amidon vitreux des maïs à plus de 32 % de MS doit être fractionné pour optimiser sa digestion. Prévoir un éclateur de grains sur l'ensileuse.
3) Ajuster la taille du silo en fonction de la vitesse d'avancement du front d'attaque
Pour éviter les échauffements du front d'attaque et l'apparition de moisissures, la vitesse du front d'attaque doit être d'environ 10 cm par jour en hiver et 20 cm par jour en été.
4) Eviter l'apport de terre dans le silo
La terre qui peut être apportée par les roues des tracteurs et remorques lors de la confection du silo est une source potentielle de spores butyriques, qui peuvent être préjudiciables à la conservation du fourrage. Pour éviter ce risque, préférez les silos sur sol bétonné et des conditions de récolte sèches.
5) Bien tasser le silo
Le tassement du silo doit être efficace pour chasser le maximum d'air et permettre le processus de fermentation anaérobie. Le tracteur tasseur doit avoir suffisamment de temps entre 2 remorques pour réaliser ce tassement. La fermeture du silo doit également être la plus hermétique possible : bâche plastique parfaitement posée et bien protégée.
Valoriser au maximum les fourrages riches en protéines
Utiliser les légumineuses disponibles pour réduire les apports de correcteurs azotés
L’apport des légumineuses est une solution pertinente lorsque le prix du correcteur azoté s’emballe. La plus connue, la luzerne, est une réelle opportunité pour diversifier la ration tout en limitant l’apport de tourteaux. Les différentes formes d’apport comme l’ensilage, l’enrubannage, le foin, les bouchons déshydratés permettent de maintenir des performances zootechniques à un bon niveau (voir Tableau 1). Ainsi, faire ingérer 2,5 kg de foin de luzerne accompagnés de 0,5 kg de céréale en remplacement de 1 kg de MS d’ensilage de maïs et de 1,5 kg de foin de graminée permet de diminuer l’apport de tourteau de soja de 0,5 kg/VL/j. Le coût de l’apport de céréales sera largement compensé par l’économie de correcteur azoté 

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