samedi 20 décembre 2014

LA SAILLIE NATURELLE OU L'INSÉMINATION ARTIFICIELLE ?

LA SAILLIE NATURELLE OU  L'INSÉMINATION ARTIFICIELLE ?

Début des chaleurs
Les premiers signes de chaleurs se détectent en général  lorsque la génisse atteint 50 à 60 % de son poids adulte.
Les vitesses de croissance sont spécifiques et dépendent du poids et de l’âge de la génisse.
La puberté de la génisse est déterminée par son poids plutôt que par son âge.
Croissance moyenne de la naissance â l’âge adulte
Une génisse bien nourrie a une maturité sexuelle vers  l’âge 12 à 14 mois (350 à 400 Kgs). Elle est inséminée, en général,  lorsqu'elle atteint 70 à 80 % de son poids adulte: âge entre 20 à 24 mois.
L’éleveur doit prêter attention de ces deux critères le poids et l’âge de la génisse. Ci-après une courbe  permettant un repère évolutif de la naissance à l’âge adule :


LA SAILLIE NATURELLE :




 La ferme Boukhrais a opté pour l’insémination artificielle (I.A) pour sa rentabilité imminente. En effet, il est primordial de faire un calcul prenant en considération le coût global de la saillie naturelle, à savoir :
  • le prix de l’achat du taureau,
  • Sa nourriture,
  • La main d’œuvre,
  • Autres dépenses (frais de vétérinaires, entretiens de l’étable, matériel…),
D'autres inconvénients peuvent être cités :
  • Suite au contact sexuel,  les taureaux pour la saillie naturelle peuvent transmettre des maladies de genre vibriose, trichomonas…  Si c’est le cas, les vaches infectées peuvent devenir infertiles pendant plus de quatre mois, ou si elles conçoivent, la gestation pourrait être interrompue par la mort de l’embryon (avortement),
  • Les taureaux peuvent être dangereux pour les ouvriers, pour les inséminateurs, pour  les vétérinaires ou pour toutes personnes les approchant. Des statistiques sont formelles  pour signaler des accidents parfois mortels.
   
L'INSÉMINATION  ARTIFICIELLE (I.A) :

L’I.A est une technique qui consiste à introduite la semence d’un taureau bien choisi artificiellement.
Ses avantages peuvent être  cités comme suite :
  • Le choix des taureaux testés qui transmettent les trais désirables à leur descendance,
  • Son coût bien réduit,
  • Écartement des dangers associés avec l’utilisation des taureaux,
  • Un gain génétique qui change d’une génération à l’autre.
Les deux systèmes, saillie ou IA  demandent à détecter les chaleurs d’une vache.
Pour maximiser sa production totale une vache peut être inséminée ou saillie 60 à 90 jours après le vêlage.

Que sont les chaleurs ? 
(Michel A. Wattiaux « Institut Babcock »)

Les chaleurs, ou œstrus, sont une période de réceptivité sexuelle caractérisée par la monte (Figure 1) qui se produit normalement chez les génisses pubères et les vaches non gestantes. Cette période de réceptivité dure de 6 à 30 heures et se répète en moyenne tous les 21 jours.

Cependant, une intervalle entre deux chaleurs (le cycle des chaleurs) peut varier de 18 à 24 jours.


Figure N° 1 Une vache qui ne s’esquive pas lorsqu'elle est chevauchée par 
une autre vache est en chaleur (la vache de gauche)

Que la saillie soit naturelle ou par une insémination artificielle, la détection des chaleurs est capitale pour obtenir de bons résultats de reproduction.

Les signes des chaleurs 
(Réf. Michel A. Wattiaux « Institut Babcock »)

La détection des chaleurs chez les vaches est autant un art qu’une science et demande une observation experte des vaches du troupeau. La plupart des vaches montrent leurs signes de chaleurs de manière progressive. La connaissance précise de cette gradation permet de déterminer si la vache est au début, au milieu, ou vers la fin de ses chaleurs. Une vache est en chaleur lorsqu’elle ne s’esquive pas quand elle est montée (chevauchée) par d’autres vaches ou par un taureau (Figure 1). D'autres signes indicateurs des chaleurs sont présentés dans le tableau ci-après :

Figure N° 2 : Le moment idéal d'insémination par rapport aux phases des chaleurs

Réf. Essentiels Laitiers : Reproduction et Sélection Génétique

L’insémination ou la saillie ne produisent une gestation que si un ovule et un spermatozoïde sont “au bon endroit et au bon moment”. L’ovule est libéré de l’ovaire 10 à 14 heures après la fin des chaleurs et il survit seulement 6 à 12 heures. Par contre, une fois déposés dans le système reproducteur de la vache, les spermatozoïdes peuvent y survivre jusqu'à 24 heures.
Un guide pratique pour déterminer le meilleur moment de l’insémination artificielle est la règle du “matin et soir”: les vaches observées en chaleur le matin sont inséminées le soir même et les vaches dont les chaleurs sont détectées dans l’après-midi sont inséminées le lendemain matin.
Dans le cas de la saillie naturelle, la vache et le taureau peuvent s’accoupler aussitôt que la vache accepte la monte jusqu'au moment où elle la refuse.


Notre génisse ayant sa chaleur à l'âge de 17 mois après sa naissance


Notre génisse est entrain d'être inséminée par notre inséminateur

Les causes d’un faible taux de conception 
(Réf. Michel A. Wattiaux « Institut Babcock »)

Plus de 90% des vaches doivent devenir gestantes avec moins de trois services. Les causes possibles d’un faible taux de conception peuvent se classifier de la manière suivante:
1) Problèmes de détection des chaleurs:
• Ne pas inséminer une vache qui était en chaleur;
• Inséminer une vache qui, en fait, n’était pas en chaleur;
• Inséminer trop tôt ou trop tard;
• Erreur d’identification conduisant à une erreur d’enregistrement des chaleurs ou d’inséminations.
2) Problèmes de service (artificiel ou naturel):
• Utiliser un taureau de faible fertilité;
• Utiliser une technique d’insémination inadéquate.
3) Problèmes de la vache:
• Métrite (infection de l’utérus);
• Désordres hormonaux;
• Obstruction des oviductes;
• Défaut anatomique;
• Mortalité embryonnaire (la vache devient gestante, mais la gestation ne peut pas être maintenue).
4) Problème de nutrition.

Conclusion sur l’insémination

L’adhérent à l’insémination artificielle peut, pour un faible prix, utiliser des taureaux aptes, par leurs exceptionnelles qualités, à améliorer largement les aptitudes du cheptel bovin.
La rentabilité de cette technique tient au procédé lui-même qui permet de multiplier le nombre des descendants d’un seul taureau.
Pour une bonne rentabilité, l’éleveur doit adapter ses méthodes au progrès technique et tendre vers une rationalisation, essentiellement en matière de l’alimentation.

La fécondation des vaches est aussi liée en grande majorité à l’hygiène et à leur bien être. 

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