lundi 22 décembre 2014

PRESENTATION

PRÉSENTATION

Le site « bovinvachelaitiere est conçu pour toucher le maximum d'éleveurs ayant le désir d’améliorer leur activité.

Pour la réussite dans ce domaine, il faut obligatoirement aimer «SA VACHE » en lui offrant LE BIEN ÊTRE : la RESPECTER, bien l'ENTRETENIR et bien la NOURRIR.













NOS TACHES PRIMORDIALES (VACHE LAITIÈRE)

NOS TACHES PRIMORDIALES  (VACHE LAITIÈRE)

Nous suivons chaque vache laitière et nous organisons les cultures essentielles pour nourrir  proprement  notre cheptel, été comme hiver. Ci-après les actions menées par La Ferme Boukhrais :
    LABOURER NOS TERRES :
En mai, nous labourons nos terres

    SEMER LE MAÏS OU L’AVOINE :
Juste après le labour, nous semons le maïs ou l’avoine qui servira à nourrir notre troupeau en hiver.

    FAIRE LE FOIN :
En juin nous coupons l’herbe haute des prés. En séchant, l’herbe donne le foin « TBANE » ou fourrage : futur aliment pour l’hiver.


Une fois récoltées les bottes de paille sont stockées pour être servies comme aliments  complémentaires. Utilisées aussi comme litières de nos veaux et de nos vaches :

    MENER  LE TROUPEAU AUX PÂTURAGES :
Durant tout l’été, nos vaches broutent l’herbe fraîche dans les prairies :

RÉCOLTE DU MAÏS ET DE L 'AVOINE PUIS PRÉPARATION DE L'ENSILAGE 
Récolte de l'avoine par l’ensileuse

Mise en silo (bien tasser et bien plastifier l'ensilage)


REUSSIR LA CONFECTION D’UN ENSILAGE MAÏS  
Réf : Benoit Rouillé (Institut de l'Elevage)

La qualité d'un ensilage de maïs se joue aussi au moment de la récolte. Cinq règles sont incontournables :
1) Bien choisir la date de récolte
Le stade optimal de récolte du maïs ensilage se situe entre 32 et 35 %  de MS  dans la plante entière. A ce stade, le grain est laiteux-pâteux : il s'écrase difficilement mais se raye à l'ongle.
Optimiser le stade de récolte, prendre le temps de bien tasser et donc d’assurer un débit de chantier raisonnable, assurer des tailles de coupe adaptées sont des points sur lesquels il faut veiller lors de la récolte des ensilages de maïs et d’herbe.
2) Maîtriser la finesse de hachage 
Il s'agit là d'un vrai casse-tête ! Il faut tout à la fois chercher à hacher fin pour permettre un bon tassement du silo et conserver suffisamment de brins longs pour faire mastiquer les vaches. Ainsi, les gros morceaux (> 20 mm) ne doivent pas dépasser 1 % du total (soit la valeur d'un gobelet pour un seau de 10 litres) et les particules moyennes, comprises entre 10 et 20 mm, constitué environ 10 % du total.
L'attaque des grains dépend de la maturité de la culture. L'amidon vitreux des maïs à plus de 32 % de MS doit être fractionné pour optimiser sa digestion. Prévoir un éclateur de grains sur l'ensileuse.
3) Ajuster la taille du silo en fonction de la vitesse d'avancement du front d'attaque
Pour éviter les échauffements du front d'attaque et l'apparition de moisissures, la vitesse du front d'attaque doit être d'environ 10 cm par jour en hiver et 20 cm par jour en été.
4) Eviter l'apport de terre dans le silo
La terre qui peut être apportée par les roues des tracteurs et remorques lors de la confection du silo est une source potentielle de spores butyriques, qui peuvent être préjudiciables à la conservation du fourrage. Pour éviter ce risque, préférez les silos sur sol bétonné et des conditions de récolte sèches.
5) Bien tasser le silo
Le tassement du silo doit être efficace pour chasser le maximum d'air et permettre le processus de fermentation anaérobie. Le tracteur tasseur doit avoir suffisamment de temps entre 2 remorques pour réaliser ce tassement. La fermeture du silo doit également être la plus hermétique possible : bâche plastique parfaitement posée et bien protégée.
Valoriser au maximum les fourrages riches en protéines
Utiliser les légumineuses disponibles pour réduire les apports de correcteurs azotés
L’apport des légumineuses est une solution pertinente lorsque le prix du correcteur azoté s’emballe. La plus connue, la luzerne, est une réelle opportunité pour diversifier la ration tout en limitant l’apport de tourteaux. Les différentes formes d’apport comme l’ensilage, l’enrubannage, le foin, les bouchons déshydratés permettent de maintenir des performances zootechniques à un bon niveau (voir Tableau 1). Ainsi, faire ingérer 2,5 kg de foin de luzerne accompagnés de 0,5 kg de céréale en remplacement de 1 kg de MS d’ensilage de maïs et de 1,5 kg de foin de graminée permet de diminuer l’apport de tourteau de soja de 0,5 kg/VL/j. Le coût de l’apport de céréales sera largement compensé par l’économie de correcteur azoté 

LE CYCLE D’UNE VACHE LAITIERE

"PAS DE LAIT SANS VEAU"




LE VÊLAGE OU LA MISE BAT

LES ELEMENTS INDISPENSABLES POUR MENER A BIEN LE VÊLAGE :

  •  Un box de vêlage (salle d’accouchement) : Un lieu d’environ  15 m² doit être dédié uniquement au vêlage, un accès facile avec des barrières permettant un passage d’homme,
  • Une hygiène vitale : Un bon nettoyage et régulièrement désinfecter  le lieu, une litière abondante et renouvelée autant que de besoin. Une présence d’eau  pure.  Un éclairage suffisant en cas d’un vêlage nuit.
  • Cordes de vêlage ou une vêleuse : ce matériel doit être d’une grande propreté, le nettoyer profondément après chaque utilisation (le tromper dans un produit détergent et désinfectant),
  • Si  c’est des cordes de vêlage, prévoir un remplacement immédiat. Il se peut que ces cordes  lâchent à la dernière seconde au moment lorsque le veau est dans la filière pelvienne de sa mère.
  • En cas de nécessité (réanimation) : prévoir de quoi suspendre le veau en détresse, par exemple, une échelle solide : le suspendre avec des cordes  assez longues 2 X mètres.

A L’HEURE DE LA NAISSANCE

A/ S’assurer que le veau respire

      Les problèmes de respiration à la naissance liés souvent au vêlage difficile, c’est ce qu’on appelle la « dystocie ».  Si un problème de respiration, il faut enlever le mucus se trouvant dans le museau du veau (bouche et narines). Certains, lancent de l’eau froide sur la tête. Ne pas hésiter de bouchonner avec une paille.

B/ Séparer le veau de la vache


Aussitôt que la respiration est normale,  laisser quelques minutes le veau avec sa mère (5 à 10 minutes). Instinctivement, le veau est léché par sa mère.

Vache avec son veau juste après la naissance

C/ Désinfecter le cordon ombilical immédiatement

     Le nombril doit être désinfecté  avec une teinture d’iode le plus tôt possible après la naissance. Cela favorise le séchage du nombril et ferme la porte d’entrée aux micro-organismes entourant le veau.

Le technicien désinfectant le colon

D/ Mise en box

        Ne pas laisser le veau avec la vache : Une fois léchée environ 5 à 10 minutes,  il sera placé dans le box individuel qui lui est dédié : un local propre et bien paillé. 



E/ Apporter le colostrum dès que possible   (indispensable dans la demi-heure, mais  au maximum dans les 2 heures qui suivent la naissance)

LE VITAL COLOSTRUM  ET  SON IMPORTANCE

        A la naissance, le système immunitaire est faible. Au contact des microbes, le veau produit des anticorps lui assurent une immunité non-suffisante. La distribution de colostrum (lait des 1 ères traites) dans les  2 heures après le vêlage permet de pallier cette déficience immunitaire.


Le veau doit boire minimum un litre et demi dans les deux  heurs après sa naissance

      Il est primordial de séparer le veau de sa mère de manière à contrôler la quantité de colostrum servie.
L’usage d’une bouteille ou chaudière à lait avec tétine est indispensable  pour effectuer cette opération :

Le technicien donnant le colostrum

         Le veau doit absorber 1.5 litres de colostrum  dans les deux  1 ères heures et encore  dans les  heures suivantes une quantité en général de 4 à 6 litres au total. Si la vache était bien préparée, sa mamelle doit contenir des quantités suffisantes de colostrum pour satisfaire son veau. Si la qualité du lait est bonne, on peut congeler le surplus pour d’autres vêlages présentant des difficultés.


Attention : Ne congeler que par petite quantité facile à décongeler en général (1.50  à  2 litres). Décongeler dans de l’eau chaude, MAIS PAS DANS UN MICRO-ONDE


LE CONTENU EN ANTICORPS ET EN ÉLÉMENTS NUTRITIFS DU COLOSTRUM VERSUS LE LAIT



           Le nom de « colostrum » est le produit des premières traites jusqu’au 3ème jour. A partir du  4ème  jour devient un lait entier normal. Jusqu'au 4ème jour est un lait de transition dont la composition se rapproche progressivement de celle du lait entier. Le colostrum de vache est très riche en protéines (14 %, au lieu de 3,1 % dans le lait en moyenne) dont 6% d'anticorps, en vitamine A et en éléments minéraux. Il est aussi plus gras (6,7 au lieu de 3,7 %).


IMPORTANT : Le lait livré à la coopérative  ne doit pas contenir de traces de colostrum. Après la 6ème traite, il devient un lait entier qui peut être livré pour être commercialisé.

ECORNAGE ET SEVRAGE DU VEAU

ECORNAGE DU VEAU :

L’écornage est recommandé dans la plupart des situations. En effet, les cornes peuvent provoquer des blessures aux autres animaux et aux personnes. L’écornage peut se faire lorsque les bourgeons émergent,  identifiables à l'âge d'environ de deux mois. Il est préférable de faire l’écornage à cet âge à l’aide d’un écorneur électrique ou  d’une potasse caustique produit chimique. Cette opération doit être faite par une personne compétente et expérimentée. Une maladresse peut causer des blessures pour l’animal  et augmenterait  le stress du veau et de l’opérateur.

Notre technicien fait l'ablation des cornes en commençant  à raser l'endroit ou est situé le bourgeon

Dans le cas de cette future génisse l'écornage s'est effectué au bout de 1.5 mois de sa naissance : elle est née le 02 août 2015 l'écornage s'est déroulé le 15 Septembre 2015
Notre technicien pose le produit chimique pour empêcher la croissance du bourgeon

Un contrôle est nécessaire pour vérifier si les cornes ne repoussent pas. Si c'est le cas un rappel d'ablation serait effectué en suivant le même procédé décrit. 


SEVRAGE DU VEAU :

Le sevrage des veaux peut se faire, mais progressivement,  sur la base de :
         *  L’âge : Le  veau peut être sevré dès 6 à 8 semaines
         *  Le poids vifs : Si les conditions d’élevage sont réunies, le sevrage peut être fait lorsque
le  poids du veau est entre 90 et 100 kilogrammes,
         * La consommation quotidienne de concentré  «démarrage », au moins 2.5 kilogrammes.
            Le concentré doit être disponible dès le cinquième jour après la naissance.
Lorsque le veau en  consomme  700 grammes, il peut être sevré sans problèmes.

Le veau sevré doit rester dans son box individuel pendant au moins 10 jours après le sevrage pour s’assurer qu’il a perdu l’instinct de succion avant de le regrouper avec les autres veaux.

dimanche 21 décembre 2014

PROGRAMME D’ALIMENTATION POUR REUSSIR LA CROISSANCE DE SON VEAU

PROGRAMME D'ALIMENTATION POUR RÉUSSIR LA CROISSANCE DE SON VEAU




EVOLUTION DE L’APPAREIL DIGESTIF D’UN VEAU EN FONCTION DE L’ALIMENTATION ADMINISTRÉE (Développement du rumen)

                         
Source : Université de Pennsylvanie

Avec une alimentation lactée seulement (photo de gauche), on remarque qu’il n’ y a pas de développement au niveau des papilles du rumen et du réseau (nid d’abeille), qui sont très lisses par manque de stimuli et d’acides gras volatils (AGV),
Avec une alimentation lactée et des concentrés (photo de droite), on remarque qu’il  y a un développement important des papilles du rumen et du réseau, qui forment alors un « tapis » grâce à la stimulation des AGV, fruit des fermentations ruminales (JL Laroche et M. Boivin agronome)

POUR UNE MEILLEURE CROISSANCE ET REPRODUCTION DE SA GÉNISSE : UNE ALIMENTATION EQUILIBREE


POUR UNE MEILLEURE CROISSANCE ET REPRODUCTION DE SA GÉNISSE : 
UNE ALIMENTATION ÉQUILIBRE 

Les aliments doivent apporter aux animaux les composants utiles à leurs fonctions vitales et à leur croissance. Ce sont les nutriments : l’eau, les glucides, les protides, les lipides, les minéraux et les vitamines. C’est ainsi que la génisse va avoir ses 3 grandes capacités : celle de concevoir une première gestation, celle de subvenir aux besoins du fœtus et celle de délivrer le veau sans complication. 
L’EAU : 
La nourriture déjà contient une certaine quantité d’eau, mais, il est indispensable d’apporter la quantité nécessaire d’eau  et de bonne qualité, à savoir : 
  • Une vache en génisse consomme entre 30 à 40 litres d’eau par jour, 
  • Une vache allaitante consomme entre 70 â 80 litres d’eau par jour. 
L’ENERGIE :
I/ SON RÔLE :
L’énergie est nécessaire pour procurer de la chaleur de l’animal, pour ses mouvements et pour la production du lait.

II/  LES PRODUITS SOURCES D'ENERGIES (glucides et lipides) : 
  • Assurer les rations de base : fourrage, 
  • Assurer une alimentation complémentaire (concentrée).
III/  LES PROTÉINES :
Les protéines sont nécessaires pour la croissance des muscles favorisant :
  • La  production de la viande, 
  • La production de lait. 
Les produits sources de protides :
  • Les fourrages, 
  • Les tourteaux de soja, colza…
  • Le poisson, 
  • Le soja, 
  • Le poisson sec. 
IV/ LES MINÉRAUX : 
Les minéraux sont nécessaires pour la formation, la consolidation des os et pour le développement de la chair et la production du lait. Ci-après leurs rôles principaux : 
  • Calcium : squelette, contractions musculaires, équilibre sanguin composant majeur du lait,  
  • Phosphore : squelette, métabolisme énergétique, tampon du pH du rumen (salive),  
  • Magnésium : métabolisme, contraction musculaire, 
  • Sodium et potassium : Impacte sur le système nerveux, contractions musculaires, équilibre sanguin, 
  • Souffre : Synthèse protéique dans le rumen. 
V/ LES VITAMINES : 
  • Vitamine A : Sont nécessaires pour la vision rétine, régule la multiplication cellulaire (effet anti-inflammatoire absorption et fixation osseuse du calcium et du phosphore). 
  • Vitamine D : Antioxydant biologique 

VI/ OLIGO-ÉLÉMENTS : Lod, cuivre, zinc, sélénium, cobalt, fer.

samedi 20 décembre 2014

LA SAILLIE NATURELLE OU L'INSÉMINATION ARTIFICIELLE ?

LA SAILLIE NATURELLE OU  L'INSÉMINATION ARTIFICIELLE ?

Début des chaleurs
Les premiers signes de chaleurs se détectent en général  lorsque la génisse atteint 50 à 60 % de son poids adulte.
Les vitesses de croissance sont spécifiques et dépendent du poids et de l’âge de la génisse.
La puberté de la génisse est déterminée par son poids plutôt que par son âge.
Croissance moyenne de la naissance â l’âge adulte
Une génisse bien nourrie a une maturité sexuelle vers  l’âge 12 à 14 mois (350 à 400 Kgs). Elle est inséminée, en général,  lorsqu'elle atteint 70 à 80 % de son poids adulte: âge entre 20 à 24 mois.
L’éleveur doit prêter attention de ces deux critères le poids et l’âge de la génisse. Ci-après une courbe  permettant un repère évolutif de la naissance à l’âge adule :


LA SAILLIE NATURELLE :




 La ferme Boukhrais a opté pour l’insémination artificielle (I.A) pour sa rentabilité imminente. En effet, il est primordial de faire un calcul prenant en considération le coût global de la saillie naturelle, à savoir :
  • le prix de l’achat du taureau,
  • Sa nourriture,
  • La main d’œuvre,
  • Autres dépenses (frais de vétérinaires, entretiens de l’étable, matériel…),
D'autres inconvénients peuvent être cités :
  • Suite au contact sexuel,  les taureaux pour la saillie naturelle peuvent transmettre des maladies de genre vibriose, trichomonas…  Si c’est le cas, les vaches infectées peuvent devenir infertiles pendant plus de quatre mois, ou si elles conçoivent, la gestation pourrait être interrompue par la mort de l’embryon (avortement),
  • Les taureaux peuvent être dangereux pour les ouvriers, pour les inséminateurs, pour  les vétérinaires ou pour toutes personnes les approchant. Des statistiques sont formelles  pour signaler des accidents parfois mortels.
   
L'INSÉMINATION  ARTIFICIELLE (I.A) :

L’I.A est une technique qui consiste à introduite la semence d’un taureau bien choisi artificiellement.
Ses avantages peuvent être  cités comme suite :
  • Le choix des taureaux testés qui transmettent les trais désirables à leur descendance,
  • Son coût bien réduit,
  • Écartement des dangers associés avec l’utilisation des taureaux,
  • Un gain génétique qui change d’une génération à l’autre.
Les deux systèmes, saillie ou IA  demandent à détecter les chaleurs d’une vache.
Pour maximiser sa production totale une vache peut être inséminée ou saillie 60 à 90 jours après le vêlage.

Que sont les chaleurs ? 
(Michel A. Wattiaux « Institut Babcock »)

Les chaleurs, ou œstrus, sont une période de réceptivité sexuelle caractérisée par la monte (Figure 1) qui se produit normalement chez les génisses pubères et les vaches non gestantes. Cette période de réceptivité dure de 6 à 30 heures et se répète en moyenne tous les 21 jours.

Cependant, une intervalle entre deux chaleurs (le cycle des chaleurs) peut varier de 18 à 24 jours.


Figure N° 1 Une vache qui ne s’esquive pas lorsqu'elle est chevauchée par 
une autre vache est en chaleur (la vache de gauche)

Que la saillie soit naturelle ou par une insémination artificielle, la détection des chaleurs est capitale pour obtenir de bons résultats de reproduction.

Les signes des chaleurs 
(Réf. Michel A. Wattiaux « Institut Babcock »)

La détection des chaleurs chez les vaches est autant un art qu’une science et demande une observation experte des vaches du troupeau. La plupart des vaches montrent leurs signes de chaleurs de manière progressive. La connaissance précise de cette gradation permet de déterminer si la vache est au début, au milieu, ou vers la fin de ses chaleurs. Une vache est en chaleur lorsqu’elle ne s’esquive pas quand elle est montée (chevauchée) par d’autres vaches ou par un taureau (Figure 1). D'autres signes indicateurs des chaleurs sont présentés dans le tableau ci-après :

Figure N° 2 : Le moment idéal d'insémination par rapport aux phases des chaleurs

Réf. Essentiels Laitiers : Reproduction et Sélection Génétique

L’insémination ou la saillie ne produisent une gestation que si un ovule et un spermatozoïde sont “au bon endroit et au bon moment”. L’ovule est libéré de l’ovaire 10 à 14 heures après la fin des chaleurs et il survit seulement 6 à 12 heures. Par contre, une fois déposés dans le système reproducteur de la vache, les spermatozoïdes peuvent y survivre jusqu'à 24 heures.
Un guide pratique pour déterminer le meilleur moment de l’insémination artificielle est la règle du “matin et soir”: les vaches observées en chaleur le matin sont inséminées le soir même et les vaches dont les chaleurs sont détectées dans l’après-midi sont inséminées le lendemain matin.
Dans le cas de la saillie naturelle, la vache et le taureau peuvent s’accoupler aussitôt que la vache accepte la monte jusqu'au moment où elle la refuse.


Notre génisse ayant sa chaleur à l'âge de 17 mois après sa naissance


Notre génisse est entrain d'être inséminée par notre inséminateur

Les causes d’un faible taux de conception 
(Réf. Michel A. Wattiaux « Institut Babcock »)

Plus de 90% des vaches doivent devenir gestantes avec moins de trois services. Les causes possibles d’un faible taux de conception peuvent se classifier de la manière suivante:
1) Problèmes de détection des chaleurs:
• Ne pas inséminer une vache qui était en chaleur;
• Inséminer une vache qui, en fait, n’était pas en chaleur;
• Inséminer trop tôt ou trop tard;
• Erreur d’identification conduisant à une erreur d’enregistrement des chaleurs ou d’inséminations.
2) Problèmes de service (artificiel ou naturel):
• Utiliser un taureau de faible fertilité;
• Utiliser une technique d’insémination inadéquate.
3) Problèmes de la vache:
• Métrite (infection de l’utérus);
• Désordres hormonaux;
• Obstruction des oviductes;
• Défaut anatomique;
• Mortalité embryonnaire (la vache devient gestante, mais la gestation ne peut pas être maintenue).
4) Problème de nutrition.

Conclusion sur l’insémination

L’adhérent à l’insémination artificielle peut, pour un faible prix, utiliser des taureaux aptes, par leurs exceptionnelles qualités, à améliorer largement les aptitudes du cheptel bovin.
La rentabilité de cette technique tient au procédé lui-même qui permet de multiplier le nombre des descendants d’un seul taureau.
Pour une bonne rentabilité, l’éleveur doit adapter ses méthodes au progrès technique et tendre vers une rationalisation, essentiellement en matière de l’alimentation.

La fécondation des vaches est aussi liée en grande majorité à l’hygiène et à leur bien être. 

L’ANALYSE DU LAIT

L’ANALYSE DU LAIT :

Les variations de la production d’une vache à l’autre  dépendent de certains éléments importants. Nous les citons ci-après :

1/ L’équilibre de la ration,
2/ les taux individuels permettent d’alerter sur la vache à risque, à savoir le lait de vache contient :

     ·         900 à 910 gr d’eau,
     ·         48 à 50 gr de lactose,
     ·         31 à 34 gr de protéines (caséine),
     ·         36 à 42 gr de graisses,
     ·         7 à 7.5 gr de minéraux (ca, P, Mg…)

Les facteurs de variation des teneurs du lait est attribuée pour :

     ·         50 % à la génétique (race potentiel…),
     ·         40 % à l’alimentation (Ration, technicité…),
     ·         10 % à autres facteurs (process  de lactation, périodicité…)

Taux butyreux et acétonémie :

Les extrêmes sont anormaux, c’est-à-dire des taux butyreux < à 30 g/kb ou > à 45 g/kg. Des vaches qui mobilisent trop leurs réserves en début de lactation vont enrichir fortement leurs laits en matière grasse, donc il y a risque de cétose.

Taux protéines et déficit énergétique : 

Des taux protéiques faibles, < à 28 g/kg sont le plus souvent dus à un déficit énergétique de la ration.
Taux trop rapprochés et acidose : L’un des signes de l’acidose est la diminution du taux butyreux ou un écart taux butyreux et taux protéique très faible.

Si TB/TP < 1 on suspecte souvent une acidose, c’est l’inversement des taux.
Taux d’urée : Pour interpréter correctement l’urée il faut juger le groupe entier des vaches et non pas par  vaches individuellement :

Cas concret d’un contrôle lait (Coopérative Al Inbiaat Douar Ouled Moumen Berrechid)

L’analyse du lait devient le cheval de bataille pour chaque éleveur cherchant à rentabiliser son cheptel. Dans le cadre de notre Coopérative Al Inbiaat et à l’aide de l’outil « LACTOSCAN »,  nous menons périodiquement des analyses du lait de nos éleveurs. Ceci, dans un objectif d’apprécier nos cheptels et aussi barrer la route à certains qui sans scrupules ne respectent pas les directives de la Coopératives (ne pas ajouter de l’eau, ne pas enlever la matière grâce « Lafrara », ne pas livrer le lait contaminé par des antibiotiques…).

Ci-après un test surprise effectué le 10 décembre 2014 :





Conclusion sur le test:

  • D’une part d’une façon générale, ce test montre que la qualité du lait de cette journée est satisfaisante, notamment le bac à lait donne les variables suivantes :

Légende :
fat = Matière Grace (MG) : 
snf = Solid Not Fat (mouillage /Eau _ Matière Sèche),
Protein = Protéine
  • D’autres parts, à l’échelle individuelle, ce test montre les taux de la qualité du lait pour le cheptel de chaque éleveur.

La Coopérative procéderait à faire des investigations pour les éleveurs qui le souhaitent de faire des analyses du lait pour leur cheptel.

LA PRODUCTION DU LAIT


LA PRODUCTION DU LAIT :

Pour qu’une vache laitière produise efficacement, quatre principaux facteurs doivent être réunis :
  1. Le potentiel génétique,
  2. Le programme alimentaire,
  3. La conduite du cheptel,
  4. La santé.
UN EXEMPLE CONCRET DE RATIONS ALIMENTAIRES POUR UNE VACHE LAITIÈRE (POIDS 550 KG)
Source : Fellah Trade (MADRPM/DE)


L’amélioration de la production laitière passe obligatoirement par l’utilisation des mélanges d’aliments composés le « concentré ».  

LES RATIONS DES VACHES LAITIERES DU CHEPTEL UTILISEES PAR LA FERME BOUKHRAIS

LES RATIONS DES VACHES LAITIÈRES DU CHEPTEL UTILISÉES PAR LA FERME BOUKHRAIS

L’alimentation du troupeau est un poste clef de l’élevage et de sa rentabilité. De ce fait, elle doit être maîtrisée de manière à optimiser les aliments utilisés, à maximiser la production avec la meilleure  qualité du lait. A la ferme, nos vaches laitières passent pratiquement l’année dans la stabulation. L’ouvrier applique les rations pour le troupeau laitier. Ci-après, un programme mettant en évidence les tâches à accomplir et les rations à distribuer :




L’expérience de la Ferme Boukhrais, révèle que ces rations produisent une moyenne de 25 kg par jour. La productivité du lait n’est pas  toujours la même d’une vache  à une autre.
Nous avons adopté un système de traite vache par vache afin d’adopter des rations d’alimentations individuelles. A l’aide des conseils de nos partenaires, nous avons suivi le programme suivant :
Une ration de base pour toutes les vaches donnant 18 litres sans le concentré :

ALIMENATION DE BASE VACHES LAITIERES
(Ration pour avoir 18 litres par jour)








UTILISATION DU CONCENTRE


LA GÉNISSE CIBLÉE

LA GÉNISSE CIBLÉE


L’éleveur doit prêter une attention particulière pour renouveler ses génisses.
Ces dernières doivent être issues des meilleures vaches du cheptel

La future génisse doit être choisie selon des critères bien définis, car il s’agit de l’avenir de son cheptel.

Le choix d’une génisse varie d’un éleveur à l’autre, mais, une majorité s’entend sur 3 critères :
  • La qualité de la mamelle de sa mère : insémination, vêlage, lait,
  • Le format de sa mère et de la génisse : bassin, développement, muscle et squelette,
  • Caractères de sa mère : facile à manipuler pour une meilleure contention et assistance aux soins et au vêlage.

LE TARISSEMENT « TAGHRAZ »

LE TARISSEMENT « TAGHRAZ »


Le tarissement de la vache laitière est vital et doit attirer une attention bien particulière de la part de l'éleveur.
C'est ainsi qu'il s'agit de préserver le potentiel de production de la vache et prévenir essentiellement
les nombreux risques sanitaires du vêlage pour la mère  et son veau.

Pourquoi tarir ?
  • le tarissement permet le développement optimal des papilles,
  • Le repos de la mamelle permettant de régénérer des cellules sécrétrices de lait : une période cruciale pour traiter les infections mammaires,
  • Le tarissement permet d'assurer le bon développement du veau à naître,
  • Le tarissement permet la reprise d'état corporel de la vache qui a tout donné durant lactation.

Le schéma suivant illustre le cycle annuel du vêlage jusqu'au tarissement (2 mois) :


La vache tarie doit être isolée de la salle des traites dans un box de préparations. Lui appliquer des rations spécifiques. Ci-après un modèle :



IMPORTANT :

3 SEMAINES AVANT LE VÊLAGE, LA VACHE DOIT AVOIR LA MÊME RATION QU’EN LACTATION                 
(voir partie « Rations »)

jeudi 18 décembre 2014

LA REFORME (vache mise à l’abattoir)

LA REFORME (vache mise à l’abattoir)

La vache laitière doit être  réformée vers 7 à 10 ans dépendra des facteurs suivants :

  • Pour sa non-fertilité,
  • Pour son âge avancé,
  • Pour sa productivité qui devient médiocre,
  • Pour sa santé qui se détériore (vache boitant, présentant des mal -formations),
  • Pour son comportement malgré un dressage approprié reste difficile à manipuler (devenant un animal dangereux)
L’éleveur cherchant la  productivité ne doit pas hésiter à réformer. De cela dépendra la rentabilité de son cheptel.
Une fois la décision prise, la vache désignée par l’abattage, l’éleveur doit procéder un engraissement d’une durée entre 2 à 4 mois.